4 - La Menace

5 jours. Voilà 5 jours que je ne sors plus de mon dortoir. Mary m’apporte à manger le midi et la nuit je vais à la cuisine pour manger. Je ne risque plus de faire perdre des points à ma maison. Comme prévu Griffondor a gagné la Coupe des 4 Maisons. J’aimerais pouvoir aller faire des balades dans le parc du château, surtout qu’il fait un superbe temps… Mes camarades profitent de tout cela et moi je fuis. J’ai l’impression d’être revenue en arrière quand après avoir été humiliée devant toute l’école, je longeais les murs pour ne plus entendre les autres rire à mon passage.

 

J’étais plongée dans mes pensées quand je fus brutalement attirée dans un recoin du couloir. Poussais un cri de peur quand une main se posa sur ma bouche et que j’entendis une voix, que je ne reconnaissais que trop, me dire tout doucement à l’oreille :

 

- Salut Evans… Alors on m’évite ?

 

- …

 

- Tu te rends compte que je ne peux pas laisser passer cela…

 

- …

 

- Il va falloir que tu paies. 

 

Je n’avais prononcé un mot, attendant la sentence. Je réalisais que j’étais plaquée contre un mur. A quelques centimètres, Potter me dominait de toute sa taille. Je me sentais petite, sans défense. Il avait retiré sa main de ma bouche pour la placer juste à coté de ma tête, l’autre était au niveau de ma hanche droite… pas moyen de partir. Il ne me restait qu’une option : l’attaque. Je relevai le menton.

 

- Que veux tu ?

 

- J’ai deux ou trois idées, me dit il l’air menaçant.

 

- Dis toujours, murmurais je la voix moins sûre.

 

- Non, je te donnerai les termes de ta PUNITION dans le Poudlard Express. Ne m’évite pas sinon ta derrière année ici sera mémorable. 

 

Je restai encore contre le mur peut être un quart d’heure après son départ. Je me sentais totalement vidée, je n’avais plus de force.

 

N’ayant plus rien à craindre, je pus profiter des rayons du soleil les deux derniers jours. Mary en fut ravie, lire allongée sur l’herbe s’est bien mais discuter toutes les deux avant deux mois de séparation, c’est mieux. Cet été, je ne pourrais pas venir chez elle en vacances, travail oblige. Normalement ma dernière semaine de vacances est libre mais je ne sais pas encore si mes parents me laisseront partir…

 

Le jour du départ, je sentis mon estomac se serrer. Impossible de manger. J’étais stressée, tendu comme un fil. Au moindre bruit, au moindre effleurement, je sursautais. D’un point de vue extérieur, je devais ressembler à un animal aux abois. Mary faisait de son mieux pour que je pense à autre chose. Me raconte ce que son frère a prévu pour cet été, où elle va aller, les visites qu’elle aimerait faire…

 

Nous trouvons un compartiment vide… Dans chaque compartiment, il y a six places. Mais grâce à ma réputation personne ne venait se joindre à nous. Nous pouvions nous allonger et dormir tout à loisir. Quand la porte s’ouvrit, je ne fus donc pas surprise de voir Potter rentrer et s’asseoir après avoir tiré les rideaux.

 

- Bonner, tu devrais aller voir ailleurs…

 

- Non, elle reste ici, le coupais je en regardant Mary, puis en me tournant vers lui. De toute façon je lui répèterai tout.

 

- Bien, mais si ça s’ébruite, Evans, c’est toi qui prend.

 

- Comme d’hab’, dis je entre mes dents.

 

- …

 

- Ce n’est pas que tu nous ennuies Potter, mais si tu pouvais me dire comment tu comptes me ridiculiser que je meurs vite…

 

- J’aimerais visiter ton monde.

 

- …

 

- Euh, par SON monde, tu entends le monde moldu, dit Mary alors que je le regardais bouche bée.

 

- Oui.

 

- Attends, toi le futur Mangemort, tu me demandes de te montrer le monde non magique ?! 

 

Son regard noir me fit prendre conscience que ma voix avait viré dans les aigus et le volume avait augmenté de pas mal de décibels.

 

- Si ça ne te va pas, je me ferais une joie de te montrer l’année prochaine les quelques idées qui ont germé dans mon esprit. Et cette fois ci tes sous vêtements porte bonheur ne te viendront pas en aide… Je t’envoie un hibou demain pour savoir quand on commence. 

 

Il s’était levé durant sa tirade pour se placer devant moi puis sans un mot supplémentaire, il quitta alors notre compartiment. Je regardais Mary, haussais un sourcil… Ne venait il pas d’avouer que l’allusion à mes sous vêtements avant le match l’avait troublé suffisamment pour que je puisse en profiter et gagner ? Mary semblait toute aussi perdue que moi. D’un accord tacite, le sujet ne fut plus abordé jusqu’à la gare de Londres où, avant de me quitter, elle me pria de la tenir au courant et de faire attention à moi.

 

Dans la voiture, ma mère me parla de tout ce que j’avais loupé durant les deux derniers mois. Je perdis vite le fil pour en revenir à Potter. J’allais le voir durant l’été, j’allais lui faire visiter le Londres moldu parce que j’avais parlé de mes dessous. A cette évocation, je rougis de plus belle. Comment allions nous faire pour ne pas nous entretuer ? L’idée de refuser ne m’a même pas effleurée… Je savais que sinon l’enfer serait un lieu de vacances plaisant en comparaison de Poudlard l’année prochaine.

 

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Article ajouté le 2008-10-18 , consulté 375 fois

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