3 - Ce N'Est Qu'Un Au Revoir

Quatrième année

 

Ma quatrième année fut sans doute la plus calme de toutes. Les groupies de mes frères ne m'approchaient plus. Mes notes étaient dans les meilleures et avec Kate, nous nous amusions comme des petites folles. Les autres filles de notre promotion s'intéressaient de plus en plus à la mode, aux garçons, alors que nous, nous restions définitivement dans l'enfance. Nous faisions toujours nos batailles d'eau, nos concours à celle qui mangerait le plus de dessert sans être malade… Des choses très intelligentes il est vrai, mais tellement amusantes.

Mes relations avec les Maraudeurs n'avaient en rien changé mis à part qu'avec James il nous prenait des fois de discuter tous les deux. Ca avait cela de perturbant qu'après l'avoir fréquenté trois ans, je commençais seulement à apprendre à le connaître. J'avais sans doute loupé beaucoup de choses en le tenant ainsi à l'écart mais ne rien regretter tel est ma devise.

Un soir, nous avions discuté tellement tard que je me réveillais dans ses bras sur le canapé de la salle commune. Il dormait paisiblement me tenant contre lui. Je ressentis un trouble pour la première fois. J'avais 14 ans et je venais de prendre conscience que mes 'frères' ne l'étaient pas réellement. Que j'étais une fillette entourée de jeunes hommes. Que j'étais une future femme en présence d'un jeune homme dont le charme venait de me troubler pour la première fois.

Je me dégageais doucement cette étreinte, filant vers mon dortoir avec l'impression d'avoir été abandonnée. J'avais l'impression d'avoir perdu trois frères pour récupérer trois amis. Il me semblait maintenant impossible de dormir dans la même pièce qu'eux. De les toucher pour les soigner… Quand je repensais à toutes ces fois où, seule avec eux, je les touchais pour les soigner, je rougissais violemment. La pleine lune était dans quelques jours… Réussirais je à continuer à le faire ? Oui, il le faudrait bien pour Rémus et parce que je m'en voudrais si quelque chose arrivait à cause de cela.

Quand le soir de la pleine lune arriva cette fois là, j'étais tellement tendue que je ne pus dormir. Je tournais dans mon lit sans savoir comment faire… Le lendemain, je devais avoir cours et après une nuit blanche… Je me levais et arpentais la pièce pour tenter de trouver une solution. Je me rappelle très bien m'être assise sur un lit totalement découragée mais après plus rien.

Enfin si… Une main me caressait le visage et une voix murmurait à mon oreille de me réveiller. J'ouvris les yeux pour voir ceux de James, penché au dessus de moi.

  

- Alors ça y est tu te réveilles ? Il est l'heure de te préparer pour aller en cours.

-         Je ne vous ai pas entendu rentrer… dis je honteuse.

-         Peut être parce que tu n'es pas dans ton lit… Je ne savais pas que c'était ton oreiller qui te réveillais quand on revenait, ajouta t il avec un sourire.

-         Bah si… Sinon vous iriez vous coucher sans me réveiller ! 

-         Je vais prendre ma douche, tu devrais aller faire de même…

-         Dis tout de suite que je sens mauvais ! m'écriais je en sautant hors du lit.

-         J'oserais pas ! dit il avec un clin d'œil.

  

 Il s'était enfermé dans la salle de bain pendant que je courrais vers mon dortoir pour me préparer. J'étais d'excellente humeur ce jour là. Je venais de découvrir que même s'ils étaient trois jeunes hommes, je resterais leur 'petite sœur'. Mon cœur s'était gonflé de joie. Et ce sentiment de Félicité dura jusqu'à la pleine lune sanglante.

 Trois mois plus tard, nous n'avions pas vu le problème venir. Nous avions appris le lendemain par l'infirmière que Rémus avait été drogué le rendant agressif. Si nous avions pu le savoir avant… Les garçons étaient partis comme à l'accoutumée, je m'étais endormie dans mon lit avec la petite appréhension qui me comprimait les entrailles à chaque fois. Quand je me réveillais, j'eu un choc. Il me semblait revivre une scène. Sirius maintenait James. Mais là, la quantité de sang était plus importante, et il n'était pas loin de perdre connaissance. Sirius fit disparaître les vêtements de notre ami pour ne pas le bouger de trop. James était donc maintenant allongé sur son lit en boxer, serrant les poings sûrement pour ne pas hurler. Je fis prendre une potion de sommeil à Sirius avant de m'occuper de James.

  Une profonde plaie me narguait sur son flanc. Elle était plus profonde que l'autre et je pris beaucoup plus de temps à la soigner. Par son importance, mais aussi par les petits cris que ne pouvait s'empêcher de pousser James, je me sentais maladroite. Mon cœur battait trop vite dans mon thorax, j'avais les mains qui tremblaient mais je continuais tout de même. Une fois tout fini, il s'endormi enfin tandis que je le veillais. Je ne pouvais détacher mes yeux de son corps, de son visage… Je me remémorais leur retour, les larmes perlèrent à mes yeux et coulèrent le long de mes joues. Une main se posa sur la mienne…

  

- Allonge toi, Lily, murmura t il dans un soupir. Il faut que tu te reposes…

-         Je vais retourner dans mon dortoir.

-         Pourquoi ? 

  

 Pouvais je lui avouer que j'étais troublée en sa présence ? Que sa tenue mettait mes sens en émoi ? Je n'en fis rien. Pour la bonne et unique raison qu'il s'était rendormi. Je me dégageai et filai à mon dortoir. J'eus du mal à retrouver le sommeil. Je fus tout de même la première sous la douche et à la table des Griffondors avec Kate. Nous discutions toutes les deux du bal de la St Valentin qui approchait.

  Le bal n'est permis qu'à partir de la cinquième année ou à la condition d'avoir été invité. La semaine précédente un cinquième année de Poufsouffle avec qui j'avais déjà discuté plusieurs fois, m'avait proposé d'être sa cavalière mais je ne lui avais pas encore donné de réponse. Aller au bal de la St Valentin avait beaucoup d'implications pour moi, comme des sentiments ou au moins une vague attirance… Kate me trouvait trop romantique sur ce coup là… Mais que faire ? J'avais passé tellement de temps à lire que je souhaitais peut être de trop avoir une vie telle que celle des héroïnes de mes romans.

 Kate, ce matin là comme bien des autres, tentait de me convaincre d'y aller avec lui quand Sirius et James prirent place à nos cotés.

  

- Alors de quoi discutez vous toutes les deux ?

-         De rien, dis je rapidement.

-         Du bal de la St Valentin.

-         Alors, de rien, ou du bal ? Demanda James amusé.

-         Je tentais de convaincre Lily d'accepter l'invitation de Marc.

-         Quel Marc ? demanda brusquement Sirius. Tu dois nous le présenter avant pour être sur qu'il est digne de toi, Petite Fée.

-         Si j'attends que vous trouviez un garçon digne de moi pour sortir, je pense que je finirais vieille fille !

-         C'est juste que tu ne nous présentes pas les bons… J'en connais même un pour lequel je suis prêt à te laisser carte blanche…

-         Sirius, coupa James visiblement énervé. 

  

Comprenant par la suite que je n'aurais la paix qu'une fois que je lui aurais montré qui était ce 'Marc', je lui désignais… Geste que ce dernier prit comme une invitation à se joindre à nous… Gêne intense… Un interrogatoire, voilà exactement à quoi ressemblait la conversation qu'il eut avec les deux Maraudeurs. Mais cela ne le découragea pas… Je me sentis rosir à cette observation.

 Une fois le petit déjeuner fini, Kate partit devant avec Sirius et j'en profitais pour demander à James comment allait sa blessure…

 

- Ca va, mais je pense que ce soir, ce serait bien que tu y jettes de nouveau un coup d'œil.

-         Pourquoi ?

-         Elle me fait un mal de chien ! Et je ne fais pas trop confiance en Sir'…

-         Oh, d'accord. 

  

Après avoir mis à la porte Sirius parce qu'il tentait de me déconcentrer et Rémus qui n'arrêtait pas de s'excuser et me rendait nerveuse, j'ôtais le bandage. La plaie s'était infectée. Il me fallait donc tout recommencer ! Je prenais mon temps pour lui faire le moins mal possible mais bien vite je compris pourquoi la plaie s'était infectée. Un morceau de griffe ! 

  

- James…

-         Quoi ? dit il d'une petite voix.

-         Pense à toute la haine que tu éprouves pour moi, je te dirais quand arrêter. 

  

Je ne sais pourquoi j'avais repensé à cette phrase, mais je la trouvais appropriée. De ma main gauche, j'écartais la plaie tandis que de l'autre je tentais d'attraper le bout de griffe avec la pince à épiler. A la deuxième tentative, je réussis me dépêchant de désinfecter et de refaire un bandage. Je levais les yeux vers James. Par merlin ! Il était tombé dans les pommes !!! Je l'appelais, le secouais… Rien n'y faisait. D'un coup la porte s'est ouverte laissant passer les deux autres. Je leur montrais le bout de griffes avant de m'enfuir.

  Je n'avais pas reparlé à James depuis ce moment et je faisais tout pour les éviter tous les trois. Je me sentais fautive, je craignais qu'il m'en veuille… En y réfléchissant maintenant, donc quelques années plus tard, je réalise que mon attitude était stupide, j'avais fait de mon mieux et avec les moyens mis à ma disposition… Mais mon cœur cessait de battre quand je le voyais, le revoyant évanoui dans son sang …

  Un ami de Marc avait invité Kate à la dernière minute mais bon le principal étant que je n'irais pas seule… Ma robe était très simple, d'un vert léger. Elle avait un décolleté sage, de fines bretelles et descendait jusqu'aux chevilles. Kate avait une robe un poil trop exubérante à mon goût et fendue d'un coté jusqu'à la hanche. Nous semblions plus vieilles dans ses tenues mais n'est ce pas le but dans ce genre de circonstances ?

  Nous étions descendu dans la Grande Salle rejoindre nos cavaliers qui furent agréablement surpris par nos tenues. Nous dansions, mangions, parlions… Une soirée agréable pourtant… quelque chose clochait… et je n'arrivais pas à me le sortir de la tête… Je n'avais pas encore vu James. Je saisis une occasion de danser avec Rémus pour lui demander où il se trouvait.

  

- Il doit être dans la Salle sur Demande…

-         Pourquoi ? Il devait venir avec…

-         Oui, mais… Il y eu une attaque… Ses parents sont à l'hôpital. 

-         Pourquoi n'êtes vous pas avec lui ?!

-         Il nous a demandé de le laisser seul… Petite Fée, où vas-tu ?

-         Il ne me l'a pas demandé à moi ! 

  

Je partis le plus rapidement possible de la salle de bal après avoir prévenu Kate que je rentrais au dortoir parce que je ne me sentais pas bien… Inutile de dire que je pris la direction de la Salle sur Demande… Après deux tentatives infructueuses, je passais trois fois dans le tableau en ne pensant qu'à James et par chance, la porte apparue. Je l'ouvris doucement…

  

- J'avais dit que je voulais être seul ! 

  

Sa voix… il pleurait. Celui qui me faisait me sentir protégée de tout, pleurait ! Avec le recul, je pense que c'est à ce moment là que je suis tombée amoureuse. De le voir ainsi fragile. De le voir se blottir contre moi pour pouvoir extérioriser sa peine… Mais encore à cette époque je le prenais pour mon frère malgré cette attirance grandissante que j'avais pour lui et que j'associais à des troubles hormonaux d'adolescent.

  Ses parents sont restés longtemps entre la vie et la mort. Ils ont quitté cette vie aux vacances de printemps. James était venu les voir dans l'après midi comme il le faisait depuis le début des congés, puis dans la nuit, les deux Potter s'étaient éteints. Je n'avais pas été prévenue, James ne le voulait pas. Je me suis sentie rejetée, Rémus avait beau m'expliquer que c'était pour me protéger qu'il avait fait ça, je lui en voulu. J'aurais aimé partager avec lui ce dur moment, le soulager. Mais tout cela ne faisait que commencer…

 

 

Cinquième année

  

Mon été avait été épouvantable. Ma sœur nous avait présenté son petit ami, Arthur. Il était aussi stupide que moche. Rien à voir avec mes frères... En plus, elle n'avait eu de cesse de l'été de me dire que je ne trouverais jamais quelqu'un capable de m'aimer… Ce fut donc avec une joie non dissimulée que je quittais ma famille pour retrouver Poudlard.

  Les Maraudeurs étaient déjà sur le quai quand j'arrivais. Ils étaient entourés par des filles que j'avais surnommé les 'groupies'. Elles les suivaient partout, gloussaient, faisaient tout pour se faire remarquer. Ils commençaient aujourd'hui leur dernière année à Poudlard, j'eu un pincement au cœur réalisant pour la première fois que l'an prochain je serais seule. Garderions nous le contact ? Où oublieraient ils mon prénom aussi rapidement que celui de leurs petites amies ? Tout d'un coup, des bras m'encerclèrent.

  

- Coucou ma Lily !

-         Bonjour Kate, comment vas-tu ?

-         Bien ma foi ! tellement heureuse de te revoir que j'en oublierais presque que les cours vont eux aussi reprendre !

-         Ravie d'entendre que je te fais un tel effet !

-         Et toi ? Ta sœur a continué…

-         Oui. Au fait je suis préfète !

-         Bonjour jolies demoiselles ! susurra une voix suave derrière moi.

-         Salut Sir' ! dis je en me retournant. Bonjour vous deux. 

  

Comment un simple été pouvait avoir eu autant d'effet sur eux. Ils semblaient plus murs, plus adultes. Je me sentais dans la peau d'une gamine admirant des hommes. C'était perturbant. Et je n'étais pas à la fin de mes surprises cette année là… Ils portaient des tenues moldues qui les mettaient en valeur, soulignant leur bronzage, leur carrure… Comment voulez vous que les autres gars du collège aient une chance quand de tels spécimens circulaient en liberté !

  Les habitudes reprirent vite place. Enfin pas toutes. J'avais bien voyagé avec eux, mais j'étais sortie pendant qu'ils se changeaient. Je pense que j'avais passé l'age, enfin c'est surtout que je craignais de baver ! Je ne dormais plus que deux nuits par mois dans leur dortoir et je me sentais de plus en plus gênée par cette proximité. Eux ne semblaient pas avoir remarqué tout cela, ils restaient naturels.

  J'avais les B.U.S.E.s à préparer tandis que de leur coté, ils avaient les A.S.P.I.C.s donc rapidement nous n'avions pu continuer de parler des soirées entières devant le feu. Nos conversations me manquaient, surtout que j'étais celle mise à l'écart puisque je ne faisais parti ni de leur promotion, ni de leur dortoir. Mais cela me fit me rapprocher encore plus de Kate.

  Les vacances de Décembre approchèrent, j'appris qu'ils restaient tous à Poudlard pour tenir compagnie à James qui ne voulait pas passer ce premier Noël seul chez lui. Il était un fait acquis pour eux que je ne resterais pas. Et quand j'avais l'audace d'en faire mention, mon interlocuteur me poussait à rentrer chez moi. J'étais réellement mise à l'écart. Mais se rendaient ils compte de ce qu'ils faisaient ? Ils voulaient me protéger mais au final ils me blessaient.

  Mes vacances se passèrent mal. Je n'avais pas le moral, je ne faisais que penser à eux… Je reçu des cadeaux de leur part comme chaque année, et alors que je saisissais le premier pour l'ouvrir, j'imaginais leur réaction face aux miens… Ma sœur était arrivée discrètement et profita de mon inattention pour faire tomber le paquet que je tenais dans les mains… Un bruit de verre cassé… Elle frappa du pied dans mes autres paquets mais le mal était fait. J'avais 15 ans et pas l'age d'utiliser la magie en dehors de Poudlard. Mon cadeau était irréparable…

  Je pris la carte du cadeau dorénavant brisé pour savoir l'expéditeur : « Pour notre Petite Fée, Les Maraudeurs ». Il fallait bien sur que ce soit le leur !!! Une haine profonde me submergea. Je la détestais de tout mon cœur, je ne voulais plus la voir ! Je m'enfermais le reste de mes vacances dans ma chambre à faire mes devoirs, à réviser… Mes parents n'avaient pas compris tout de suite ce qui c'était passé. De toute façon, c'était trop tard, le mal était fait. Ils avaient sermonné ma sœur, je n'en avais tiré aucune joie et elle, elle n'en avait pas tenu compte…

  Sur le quai, Kate me fit remarquer que j'avais maigri, que j'avais mauvaise mine. Je lui confiais alors tous mes tourments. Je passais tout le chemin du retour à lui dire que les garçons n'avaient pas voulu que je reste m'obligeant à retourner chez mes parents où ma sœur m'avait encore une fois pourri la vie. Qu'ils ne m'avaient pas envoyé un seul hibou…

  

- Lily, tu veux que je te dise pourquoi tu te sens si mal ?

-         Oui…

-         Parce que tu as fait ta vie autour d'eux.

-         Comment ça ?

-         Mis à part eux avec qui discutes tu ?

-         Toi et Severus.

-         Voilà !

-         Voilà, quoi ?

-         Tu n'as pas de petit ami ou de bande de copains !

-         Toi non plus…

-         Oui mais je parle avec d'autres… Allez Lily, je te propose de vaincre ta timidité et que nous nous fassions de nouveaux amis.

-         Mais…

-         Et pourquoi pas d'avoir un ou deux petits amis d'ici la fin de l'année !

-         Je ne sais pas, murmurais je. 

  

Pour changer totalement de comportement, il faut souvent un électrochoc. Pour le moment je n'avais subi que de légères secousses, la plus grosse ne tarderait pas à venir… Plus vite que je ne le pensais.

  Nous venions d'arriver au château, nous nous dirigions vers notre Salle Commune pour déposer nos affaires dans nos dortoirs que Kate m'expliquait toujours la grandeur de son idée. Une fois le portrait de la grosse dame passé, je vis trois couples fermement enlacés sur les canapés : Les Maraudeurs. Je me pressais d'aller poser ma malle pour aller les saluer mais quand je redescendis, ils étaient déjà partis. Je les retrouvais à la table du dîner, toujours enlacés à leurs copines du moment. Je les saluais ne recevant en retour qu'un vague salut en retour. Mon cœur commençait à se briser mais je m'éloignais la tête haute.

  Les jours qui suivirent furent à l'identique. Je me contentais d'un vague bonjour le matin et encore quand je les croisais. Je décidais d'accepter le plan de Kate : « se faire de nouveaux amis ». Avec son caractère, il nous fut très facile de lier connaissance avec d'autres. La partie la plus difficile étant le moment où je devais parler. Au début, j'avais du mal puis petit à petit je pris confiance en moi. Je me sentais de mieux en mieux. Kate avait raison, je devais aller voir d'autres horizons !

  

- Lily ? Bah qu'est ce que tu fais là ?

-         C'est mon dortoir, je te signale, répliquais je encore endormie.

-         Bah oui, mais je pensais que tu dormirais dans le dortoir des garçons…

-         Et pourquoi cela ! Ca fait trois semaines qu'ils m'ont à peine dit bonjour !

-         Bah oui, mais hier c'était… la pleine lune, dit elle de façon presque inaudible. 

  

Je la regardais avec de grands yeux. Par Merlin ! Elle avait fait le rapprochement ! Ca veut dire que peut-être d'autres l'avaient fait !

  

- Kate…

-         T'inquiètes je ne l'ai dit à personne, et personne ne se doute de quoique ce soit… Mais tu n'aurais pas dû être avec eux ?

-         J'ai oublié… Enfin non, en vérité j'y ai pensé mais ils me parlent plus alors ils ont plus besoin de moi, non ?!

  

J'avais les larmes aux yeux. Je me détestais pour ce que j'avais fait. J'avais trahi ma promesse à Rémus mais la veille au soir il m'avait été impossible d'aller vers leur chambre. J'avais crains de les retrouver au lit avec leur petites amies… Ou pire de les entendre me dire de partir. Ils m'en voudraient très certainement ou peut être que mon absence passerait inaperçue… Je ne savais pas ce qui était le pire.

  A la table du petit déjeuner, je les cherchais du regard… Ils étaient à leur place habituelle, ils semblaient en bonne forme. Ils pouvaient vivre sans moi mais moi non… J'avais besoin d'être avec eux, un besoin que eux ne ressentaient pas… Je me levais de table, les larmes aux yeux me dirigeant d'un pas mécanique vers mon premier cours de la journée. J'étais pitoyable… J'avais peut être fait quelque chose de mal. Je réfléchissais mais non rien…

  Je passais ma journée dans une bulle de coton. Rien ne semblait me toucher et Kate en fut effrayée. Ce ne fut qu'une semaine plus tard que je me sentis mieux.

  En tant que Préfète, je devais m'assurer après le couvre feu que personne ne se baladait dans le château. Au début, j'avais un peu peur de me retrouver seule mais petit à petit les rondes étaient devenues un bon moyen de me changer les idées. Je patrouillais dans un couloir quand j'entendis des bruits de voix. Je reconnu les trois et compris vite qu'il y avait un problème. Devant moi se trouvait Severus entouré par Black et Potter.

  

- Puis je savoir ce qui se passe ici ?

-         Vas voir ailleurs Petite Fée, on s'occupe de ce problème, me dit Black avec un sourire.

-         Quel est le problème qui nécessite votre intervention à tous les deux, Black ?

-         Il s'est montré irrespectueux envers nous…

-         Oui, il a dit que nous étions de sombres crétins, bouffis d'orgueil, ajouta Potter.

-         Et où est l'insulte ? 

  

Si j'avais eu un appareil photo sous la main, j'aurais aimé immortaliser leur regard à tous les trois à ce moment là. Les deux Maraudeurs me regardaient comme si le ciel venait de tomber sur la terre quant au troisième, un petit sourire venait de naitre sur ses lèvres.

  

- Lâchez le

-         Et pourquoi ? 

-         Parce que je suis préfète !

-         Tu crois que tu nous fais peur ?!

-         Lâchez le où je vous mets des retenues !

-         Tu n'oserais pas ! s'écria Sirius.

-         Alors Servillo tu as besoin d'elle pour te défendre ? demanda Potter à Severus.

-         Je n'ai pas besoin d'une Sang de Bourbe pour m'aider ! 

-         J'ai un scoop pour toi ! La Sang de Bourbe ne t'aidera plus ! Au final Rogue, tu ne vaux pas mieux qu'eux ! 

  

Ce soir là, je ne pris pas la peine de finir ma ronde. En entrant dans la Salle Commune, je trouvais Rémus qui se leva à mon arrivée. Je me dirigeais tout de suite vers les escaliers qui menaient aux dortoirs des filles. Je ne voulais plus rien avoir à faire avec eux. Je savais que je leur pardonnerais pour qu'ils refassent la même chose d'ici quelques temps. Garder contact avec moi après Poudlard ? Non, ils avaient déjà cessé tout contact avec moi.

  Le reste de l'année fut très studieux, j'avais de nouveaux amis avec lesquels j'essayais de ne pas être trop dépendante. Une nouvelle vie…

  En fin d'année, les septièmes années passaient leurs examens la semaine avant la notre pour avoir deux semaines de congés à Poudlard alors que nous en avons par le fait qu'une. J'appris à la sortie de ma dernière épreuve que

ma mère avait été hospitalisée d'urgence. Le directeur me convoqua dans son bureau pour que j'utilise un portoloin.

 Avant de partir, j'étais passée dans la chambre des garçons pour y déposer un paquet sur le lit qui avait longtemps été le mien. Il s'agissait de leur cadeau de noël. J'avais laissé leur carte sur laquelle j'avais ajouté une phrase : « ma sœur ne m'aura jamais permis de savoir quel aurait été votre dernier cadeau ».

 

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Article ajouté le 2008-10-18 , consulté 338 fois

Commentaires


marion86 le 07/01/2009 à 01:38:27
Coucou,

Je suis repartie à relire cette fic. Je voulais te dire qu'il te manque quelques lignes dans ce chapitre à la fin.

Bisouuus.
Mily le 07/01/2009 à 20:14:28
pb résolu merci

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