Chez Mily

Chez Mily

Az 36 J

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- Qui cela peut-il bien être ? demande-t-elle en commençant à se relever.

 

- Tu es chez toi…

 

Je regarde vers la porte comme si elle pouvait me dire qui se trouve derrière et si nous courrons le moindre danger. Je n'aurais finalement pas dû venir ici. Peut-être les aurors vont-ils croire que je vais chercher à me venger d'elle… Lily passe devant moi, laissant flotter un peu de son parfum. Je lui attrape le bras, mécontent de ne pouvoir aller moi-même ouvrir la porte.

 

- Tu n'es pas en état de leur ouvrir.

 

Voilà le seul argument que je trouve pour lui demander de ne pas y aller. Avec son caractère tout ordre direct entrainerait très certainement une dispute alors je feinte. Malheureusement, je la vois inspecter la pièce autour de nous avant de s'arrêter sur la télévision qu'elle allume. Aussitôt un bulletin d'alerte avec ma photo apparait à l'écran.

 

- Va dans la chambre, me souffle-t-elle en me montrant la porte de la chambre.

 

Cette femme m'épate. Elle accepte ma présence chez elle sans réellement moufter. Je prends son visage entre mes mains et m'apprête à l'embrasser quand je réalise ce que je suis sur le point de faire. Non, pas comme ça. Notre premier vrai baiser ne doit pas être fait à la va-vite. Un nouveau coup à la porte me donne le courage de m'éloigner d'elle.

 

- Tu cries si tu as besoin.

 

Je n'ai pas pu m'empêcher de lui rappeler que j'étais là si elle avait besoin. Elle esquisse un petit sourire qui lui va à ravir.

 

- Un évadé et un auror dans le coma… Si ça s'est pas le fin du fin en matière de chevaliers servants !

 

Sa remarque m'amuse, mais je continue sur ma lancée :

 

- Garde bien ta baguette à la main. Si tu te sens en danger, tu ne réfléchis pas, tu le figes et tu m'appelles.

 

- Potter ! Dans la chambre !

 

Des idées très peu convenable me viennent immédiatement à l'esprit. Seulement, la chambre n'est pas libre et ce n'est certainement pas pour un corps à corps qu'elle m'y envoie. Ses joues rougissent tandis qu'elle me repousse. Finalement rien n'est perdu, j'aurais peut-être ma chance une fois les choses remises en ordre. Je l'embrasse sur la joue. Elle est vraiment trop adorable.

 

Je lui obéis et retrouve mon ami, dans la même position que plus tôt. De l'autre côté de la porte, j'entends des murmures, pas de cris, de sorts… peut-être est-ce un auror. Je regarde autour de moi, cherchant un moyen de m'enfuir avec Sirius. Pourquoi suis-je venu ici ? Elle risque d'avoir des problèmes…

 

À peine franchit-elle le seuil de la pièce que je lui demande qui venait la voir à cette heure-ci.

 

- Mon voisin. Il a vu que vous vous étiez évadé.

 

« Vous ». Elle m'a vouvoyé et, brusquement, j'ai l'impression qu'elle m'a giflé. Il n'y a rien de pire que son détachement, j'ai besoin d'elle, plus qu'elle ne le pense. Et peut-être pas comme elle le pense.

 

- Tu me vouvoies maintenant ?

 

J'espère avoir paru détaché, ne pas lui avoir montré à quel point un tout petit mot peut m'avoir touché aussi profondément. Seulement, elle ne répond pas, fouillant dans son placard pour en ressortir une mallette d'où elle extrait du matériel médical.

 

- Tu étais en train de m'expliquer quelque chose sur le docteur Rosier.

 

Rosier ? Ah non, j'étais plutôt sur le point de faire une bêtise, de précipiter les choses entre nous pour… pour quoi ? Je n'ai rien à lui offrir. Je suis un fugitif et je ne dois pas l'oublier !

 

- Avec Sirius, nous avons remarqué que beaucoup de ses patients nés-moldus avaient des complications après qu'il se soit occupé d'eux. À l'inverse, des sang-purs étaient soignés plus vite qu'un clignement d'œil.

 

Je la vois lancer un sort à Sirius. Nerveux, je lui demande s'il a fonctionné, pressé à l'idée de voir mon frère se relever et plaisanter avec moi. Pressé aussi de lui présenter Lily.

 

- Il faut attendre quarante-huit heures pour savoir s'il a été efficace.

 

Quarante-huit heures. Deux jours. Je vais devoir être patient et prier que personne ne vienne fouiner par ici. Le temps va être long… Lily se lève gracieusement, me tirant de mes pensées peu réjouissantes. Autant penser à ces prochaines heures comme une miraculeuse chance de la connaitre mieux.

 

Je secoue la tête et la suis dans le salon où je reprends mon explication.

 

- Quand tu m'as dit qu'il s'occupait de Sirius, j'ai compris qu'il le maintenait dans le coma. Au moins jusqu'à mon exécution.

 

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11/02/2013
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